Eponyme : Jean Philippe (1905-1944)

Né le 14 novembre 1905 à Lyon (Rhône). Engagé volontaire, il sert au Tonkin puis au Maroc. Démobilisé, il devient commissaire de police dans le Nord puis en Bourgogne. Fait prisonnier, il réussit sa deuxième évasion le 6 août 1940. Affecté au commissariat de Lourdes, il rallie rapidement la Résistance, travaillant pour le service de renseignements polonais, le réseau belge "Sabot" et le 2ème Bureau. De 1940 à 1942, il établit des milliers de faux papiers et permet le passage en Espagne de nombreuses personnes. Il est déjà un pivot de la résistance dans le Sud-ouest lorsque, en juin 1942, sous le pseudonyme de "Basset", il entre dans le réseau  "Alliance".  Muté à Toulouse, il évite l'arrestation de nombreux résistants. Le 13 janvier 1943, il remet avec éclat sa démission à Vichy car il refuse d'arrêter les Juifs et les réfractaires au S.T.O. Il entre alors dans la clandestinité totale et établit son P.C. à Beaumont de Lomagne (Tarn-et-Garonne). Il est arrêté par le service de sécurité de la SS le 28 janvier 1943. Son épouse est alors déportée en Allemagne. Lui-même est interrogé par les policiers allemands, transféré à Paris, puis à Fribourg. Il est condamné à mort après trois comparutions devant un tribunal militaire. Il est fusillé à Karlsruhe le 1er mars 1944 avec quatorze de ses camarades du réseau "Alliance". Une rue de Toulouse porte son nom. Le titre de "Juste parmi les Nations" lui a été décerné par l'institut Yad Vashem en 1995 (dossier n° 6426).

 

 

SOURCES :http://www.sfhp.fr/index.php?post/2009/12/10/9%C3%A8me-promotion-de-l-ENSP-%281957-1958%29

23ème promotion de l'ENSP (1971-1973)

Eponyme : Mathieu Rutali

Né en janvier 1918 à Rutali (Haute-Corse), Mathieu Rutali, alias Vanlaar dans la Résistance, est inspecteur à la Surveillance du Territoire (direction générale de la sûreté nationale) de Marseille en janvier 1941 et fait l’objet d’un mandat d’amener d’un juge d’instruction pour faits de Résistance dès novembre 1942. Membre de l’équipe dirigée par le commissaire Léonard qui libèrera la chef du réseau Alliance, Marie-Madeleine Fourcade, Mathieu Rutali fait l’objet d’un pick-up qui l’amène à Londres par la voie des airs, grâce à un Lysander. Il s’enrôlera dans les Forces Françaises Libres et gagnera le grade de commissaire en octobre 1943 ainsi qu’une affectation au sein des Services Spéciaux. Décoré de la Médaille de la Résistance, il poursuit après-guerre sa carrière de commissaire de police et meurt le 27 juillet 1962 sous les balles d'un malfaiteur qu'il traquait à Golbey (Vosges).

Citation à lOrdre de la Nation le 30 juillet 1962 par le Premier ministre sur la proposition du ministre de l'Intérieur :

"M. Rutali Mathieu, commissaire divisionnaire de la sûreté nationale. Commissaire d'une loyauté exemplaire et d'un dévouement absolu qui, en toutes circonstances, a accompli sa tâche avec une conscience scrupuleuse et un sens spécialement élevé de sa mission.

"Mort dans l'exercice de ses fonctions, victime de son courage et de sa haute conception du devoir, en procédant, à la tête de ses hommes, et dans des circonstances particulièrement périlleuses, à l'arrestation d'un dangereux malfaiteur." (photographie extraite du n° 44 de la Revue de la Sûreté nationale, septembre-octobre 1962)

 

SOURCES :http://www.sfhp.fr/index.php?post/2009/12/24/23%C3%A8me-promotion-de-l-ENSP-%281971-1973%29