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L'Arche de Noé MM Fourcade Plon -

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Chantier d'évasions Carantec (1940-1944) Réseau Sibiril -Alliance Roger Hugen Coop Breizh

Tribunal de guerre du IIIeme Reich August Gerhards Edition Cherche midi

La victoire c'est le sacrifice de Philippe Jassaud chez France Libris

Mission Lorelei : Lorraine Novembre Décembre 1944 de Charles Gilbert chez le cercle d'or

 

Les Combattantes de l’ombre : histoire des femmes dans la Résistance, 1940-1945
Margaret Collins WEITZ
Albin Michel, 1997

Poste clandestine, assistance médicale, presse... Dans la Résistance, les femmes ont eu souvent un rôle discret et cependant fondamental. Durant plus de dix ans, l’auteur a interviewé près de 70 survivantes célèbres (Lucie Aubrac, Danielle Mitterrand, Françoise de Boissieu,...) ou inconnues. Elle a souhaité reconstituer la vie quotidienne de celles qui, de tous horizons et de tous partis, devinrent des "sœurs en résistance".

Des femmes dans la résistance
Récits recueillis et présentés par Nicole CHATEL
Julliard, 1972

Elles sont avocates, institutrices, ouvrières, servantes ou étudiantes. Pour elles : pas le moindre doute, il faut chasser l’occupant nazi de France. Au risque de leur vie, elles se donneront totalement à cette lutte avec un courage admirable. L’écrivain et résistant Jean Cassou a tenu à leur rendre hommage dans la préface de cet ouvrage, qui ne rassemble que quelques témoignages, parmi tant d’autres...

Les Femmes dans la Résistance en France
Sous la direction de Mechtild GILZMER, Christine LEVISSE-TOUZE et Stefan MARTENS
Tallandier, 2003

Cet ouvrage est le fruit d’un colloque qui s’est déroulé à Berlin du 8 au 10 octobre 2001 et qui a pour ambition de restituer ce que fut le combat des femmes allemandes et françaises en France pendant la Seconde Guerre mondiale.
C’est Lucie Aubrac qui fait le discours d’ouverture :
"C’est la participation des femmes qui a donné à la Résistance son extension et sa profondeur. Parce que les hommes étaient absents, parce qu’au début de l’Occupation, il y avait un million huit cent mille prisonniers de guerre, les femmes se sont retrouvées en première ligne face aux injustices, aux arrestations."
De nombreuses interventions jalonnent cet ouvrage et notamment celle de Christine Levisse-Touzé qui rappelle que, fort de l’appui de Churchill qui le reconnaît comme chef de la France libre le 27 juin 1940, le général de Gaulle reçoit le droit de lever une force militaire ce qui lui permet de créer le Corps féminin des volontaires françaises. Novateur, le général de Gaulle l’est indéniablement en prenant cette mesure. Il affirme dans la Voix du Nord, en Juin 1942 :
" Une fois l’ennemi chassé du territoire, tous les hommes et toutes les femmes de chez nous éliront l’Assemblée Nationale qui décidera souverainement des destinées du pays."
Cet ouvrage, en nous plongeant dans la réalité de la résistance féminine au cours de la Seconde Guerre mondiale, parvient à rendre compte de la complexité de ce phénomène exceptionnel grâce à la diversité des interventions en présence.

Marie-Madeleine Fourcade, un chef en résistance
Michèle COINTET
Perrin, 2006

Comment la jeune épouse d’officier, mère de deux enfants, a-t-elle pu devenir la première femme chef de réseau de renseignements en Europe ? L’appel d’aventures, né de la mer, soufflant sur Marseille sa ville natale ? Une éducation libre reçue de parents non conformistes ? Des circonstances historiques exceptionnelles ?
Michèle Cointet, qui a bénéficié des confidences de Marie-Madeleine Fourcade, suit le destin de cette femme hors du commun, depuis son enfance jusqu’à sa jeunesse où elle fait vite preuve d’indépendance puisqu’elle se sépare de son mari et reste en France pour élever ses enfants.
Et puis la résistance.
"On est résistant parce qu’on est préparé mentalement avant la guerre. Pour refuser la passivité préconisée par le gouvernement du maréchal Pétain, il fallait être armé de traditions, d’une idéologie, avoir formé son esprit dans des groupes et y avoir noué les premiers fils d’un réseau. Marie-Madeleine est entré dans le cercle des officiers mécontents de la IIIe République incapable selon eux de maintenir l’ordre et d’assurer une véritable défense face à l’Allemagne."
Tout le livre retrace dans le détail la résistance organisée par Marie-Madeleine qui a fondé l’Alliance, un des plus importants et le plus féminisé de tous les réseaux de Résistance.
Michèle Cointet parvient à donner vie à cette femme belle, intelligente et animée d’une conviction à toute épreuve.

Lucie Aubrac
Laurent DOUZOU
Perrin, 2005

L’auteur dresse, pour la première fois, le portrait d’une des figures les plus marquantes de la Résistance avec le souci de rendre compte de la complexité de son destin, celui d’une héroïne, d’une star ou encore d’un sujet de controverse, mais d’abord et avant tout, celui d’une combattante.
Après avoir parcouru ses premières années qui témoignent de ses larges capacités intellectuelles, Laurent Douzou nous plonge dans ses activités clandestines.
"A dater du mois d’octobre 1941, Lucie Samuel eut deux vies distinctes. Côté face, Mme Samuel, professeur estimée au lycée de jeunes filles, mariée à un ingénieur des Ponts, mère d’un petit garçon, avec une employée à demeure, menait apparemment une vie bourgeoise et sans histoire. Côté pile, Lucie, alias Catherine, apportait sa pierre à une résistance qui, après des débuts difficiles et incertains, commençait à croître et à se structurer. Si sa vie à ciel ouvert l’occupa fortement en 1941-1942, l’activité clandestine l’absorba de plus en plus ensuite."
L’auteur détaille également les rapports parfois complexes que Lucie a entretenu avec le Parti Communiste Français après la guerre.
"S’il fallait in fine caractériser son parcours, c’est bien le refus des normes qui devrait être mis en exergue. Refus des normes sociales qui auraient dû lui interdire l’ascension fulgurante qu’elle connut. Refus des normes idéologiques et mentales que mit en place le régime de Vichy. Refus des normes de sécurité qui s’appliquaient aux actions résistantes. Refus des normes d’exactitude qui sont sensées régir un récit de vie. "

Berty Albrecht
Dominique MISSIKA
Perrin, 2005

Comment parvenir à s’imposer en tant que femme et résistante, à une époque où il est de bon ton de se retrancher derrière son mari, figure de l’autorité familiale ?
Berty Albrecht cherche à tous prix à asseoir son indépendance vis-à-vis de sa mère puis de son mari pour parvenir à ses objectifs, notamment plaider pour la libération des femmes par l’éducation et le libre accès à la contraception.
L’essentiel à ses yeux, c’est agir. C’est ainsi qu’on la voit sur divers fronts.
En novembre 1933 elle crée une revue : Le problème sexuel. Elle entretient des contacts partout en Europe et noue des relations dans tous les milieux.
Amoureuse de la vie, elle tombe sous le charme d’Henri Frenay, militaire de carrière qui va, grâce à sa connaissance de la langue allemande, faire parti des hommes de ce temps les mieux informés sur le nazisme.
"Juillet 1936. Betty passe d’un combat à l’autre. D’une cause à l’autre. Son bel appartement devient un centre d’accueil et un lieu de débats. Dans son salon, mathématiciens, ministres, savants, artistes, écrivains se croisent. Enfin, elle a trouvé le moyen de donner une suite à ses idées londoniennes, mélange les milieux et les idées. Et surtout à ses côtés, un homme qui la soutient. Une commune passion les réunit : l’attention portée au monde et à la montée du nazisme."
L’auteur retrace avec talent les raisons de son engagement ainsi que les circonstances de son arrestation par les Allemands.

Geneviève de Gaulle Anthonioz : l’autre de Gaulle
Frédérique NEAU-DUFOUR
Editions du Cerf, 2004

Geneviève est la nièce du Général de Gaulle, sa nièce de coeur à qui il dédicacera ses mémoires :
"A ma chère nièce Geneviève, qui fut, tout de suite, jusqu’au bout, au bord de la mort, un soldat de la France libre, et dont l’exemple m’a servi."
Toujours tournée vers les autres, c’est pourtant dans l’ombre que Geneviève va oeuvrer. Résistante de la première heure déportée à Ravensbrück, puis orateur du RPF, elle fut très tôt surnommée le "petit de Gaulle".
Son implication au sein d’ATD Quart Monde est également remarquable. Elle va mener des actions concrètes, justes, sans jamais négliger la dimension culturelle de ses interventions. Inviter des habitants de Noisy à la Comédie-française dans le but de "mettre en relation deux mondes qui s’ignorent" se retrouve au centre de son action ; combattre l’illettrisme et ses fléaux constituait une de ses grandes motivations.
"Elle dispose de la renommée la plus noble qui soit. Elle s’emploie à la mettre au service des obscurs, à la rendre familière, fraternelle, humble à épauler les plus inconnus des ignorés."
L’auteur porte admirablement ce beau personnage qu’était Geneviève de Gaulle Anthonioz.

PDF de l'exposition "guerres secrètes"  2016 aux Invalides cliquer ICI

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