Sigismond Damm

 

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Secteur « Clinique »

Né le 5 juin 1905 à Lwow (Pologne), exécuté sommairement le 30 novembre 1944 à Gaggenau (Bade-Wurtemberg, Allemagne) ; ingénieur ; résistant du réseau SR Alliance.

Sorti de l’Institut national polytechnique de Grenoble, Sigismond Damm alias  « Griffon » » ou « U.10 » était ingénieur électricien. Il entra dans la Résistance au réseau de renseignements militaires "Alliance" sur la région Sud-ouest, secteur de Toulouse "Clinique", comme adjoint au chef du secteur « Basset », avec le pseudonyme "Griffon" puis "Mouchon".
Le 22 janvier 1943, son nom figura sur une liste de 32 membres du réseau "Alliance", accusés de trahison et atteinte à la sûreté de l’État. Sigismond Damm fut arrêté le 30 janvier. Le Tribunal du peuple dissocia la liste et envoya des dossiers de quatre ou cinq noms seulement au Tribunal de guerre du Reich qui y apposa le tampon « affaire secrète du haut commandement » ainsi que la mention « NN » (Nacht und Nebel-Nuit et Brouillard). Sigismond Damm échappa aux procès de Freiburg-im-Breisgau et son dossier fut suspendu le 11 septembre 1944. Il fut interné au camp de Gaggenau (Bade-Wurtemberg), où il y avait quatre blocks pour les hommes et deux pour les femmes.
Devant l’avance alliée les allemands évacuèrent les camps et le 30 novembre au matin après en avoir été informés la veille, Sigismond Damm et ses compagnons furent emmenés en camionnette pour une destination inconnue. Après la Libération, sur les indications d’un prêtre alsacien, l’abbé Hett, qui avait été leur camarade de détention, un charnier fut découvert dans la forêt d’Ottenau, près de Gaggenau. Ils avaient tous été fusillé à cet endroit. Les corps furent exhumés et transféré à Strasbourg pour pratiquer une autopsie qui permit de les identifier.
Sigismond Damm repose aujourd’hui au cimetière du camp du Struthoff, à Natzwiller (Bas-Rhin).
Il obtint la mention "Mort en déportation" par arrêté du 5 janvier 1988.
Son nom figure sur la plaque commémorative de l’INPG (Institut national polytechnique de Grenoble).
Voir Gaggenau

SOURCES : maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/-Auguste Gerhards, Tribunal du 3e Reich, archives historiques de l’armée tchèque, à Prague, Le Cherche Midi, Paris 2014.— Livre Mémorial des Déportés de France de la F.M.D. tome 3.— Mémorial de l’Alliance, 1948.— Mémorial GenWeb.

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