Robert et Rémy Douin

 

Secteur « Ferme »

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Né le 4 juillet 1891 à Caen (Calvados), exécuté sommairement le 6 juin 1944 à la prison de Caen ; artiste sculpteur, résistant de l’armée des volontaires et du réseau SR Alliance.

Robert Douin alias « Civette » ou « F.3 » était le fils de Raoul Joseph, sculpteur, âgé de 35 ans et de Maria Anna Maier, âgée de 30 ans. Il se maria le 27 mars 1916 à Caen avec Maria Langlois. Il eut deux enfants.
Ancien combattant de 1914-1918, il était artiste sculpteur, professeur et directeur de l’école des Beaux Arts en 1930. Il entra en dès novembre 1940 dans l’organisation de résistance "l’Armée des Volontaires", qui collectait des renseignements sur l’armée allemande et les usines travaillant pour le Reich, puis en 1942 il rejoignit le réseau de renseignements militaires "Alliance", dont il devint chef du secteur de Caen, avec le pseudonyme "Civette". Profitant de ses nombreux déplacements pour restaurer des monuments sur la région, il effectuait des relevés des fortifications allemandes le long de la côte du Calvados et en transmettait les plans à Londres.

Il réalisa la fameuse carte de 17 mètres de toute la côte fortifiées du Cavados à une echelle extrêment précise. Lors des vacances scolaires, son fils Rémy, âgé de 14 ans en 1941, l’accompagnait dans ses missions de reconnaissance et de relevé des défenses allemandes.

Rémy douin


Il avait en outre dissimulé un émetteur radio dans le clocher de l’église Saint-Nicolas, à Caen d’où il émettait vers Londres. Il faisait partie également du réseau "Centurie", chaque réseau ignorant son appartenance à l’autre.
Il fut arrêté par la Gestapo le 17 mars 1944 sur un chantier à proximité du stade Hélitas, à Caen et incarcéré à la maison d’arrêt de la ville. Le jour du débarquement allié le 6 juin 1944, il fut fusillé dans une cour de la prison avec plus de 60 autres résistants. Il fut inhumé provisoirement dans une cour de la prison puis exhumé et transporté par les allemands dans un autre endroit juste avant la libération de la ville. Les corps des victimes du massacre n’ont pas été retrouvés.
Son nom figure sur la plaque commémorative de l’église Saint-Nicolas, à Caen et sur le monument commémoratif des fusillés à Caen.

Rémy Douin aurait dû passer son Bac à l’été 1944. Mais au lendemain de la guerre, son père disparu, sa mère ne travaillant pas, il devient soutien de famille et ne peut continuer ses études. Il est alors employé par son frère agriculteur avant de partir effectuer son service militaire.

A son retour, en 1948, il est employé par l’entreprise d’électricité Masselin à Cormelles-le-Royal. Il y débute sa carrière en qualité de dessinateur et la termine en 1992 en tant qu’ingénieur et responsable du bureau d’études de l’entreprise.

Ayant toujours fait preuve d’un grand attachement à l’esprit et aux valeurs de la Résistance, il participe régulièrement aux cérémonies patriotiques organisées à la mémoire des membres de la résistance.

La retraite est l’occasion pour lui de s’investir toujours plus. Il intègre ainsi plusieurs associations patriotiques : l’association des médaillés de la Résistance, le comité départemental des combattants volontaires de la Résistance (il occupe la fonction de porte-drapeau et de secrétaire), l’association des déportés et internés résistants et politiques et familles de disparus du Calvados (il y est secrétaire avant de devenir trésorier puis président délégué).

A 86 ans, Rémy Douin ne cache pas que son père lui a beaucoup manqué.

NDA : voir la vidéo du témoignage de son fils dans ka rubrique vidéo.

SOURCES : http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/-Archives de Jean Quellien, Fonds du service départemental de l’ONAC du Calvados.— Témoignage de son fils Rémy sur site Internet.— Mémorial de l’Alliance, 1948.— Mémorial GenWeb.— État civil. - http://www.calvados.gouv.fr/remy-douin-orphelin-de-guerre-a5091.html

Douin

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