Raymond Descat

 

                                                                    Dessin de Le Meur au camp . Ce pourrait être lui.

Secteur « Villa »

Né le 14 juin 1897 à Saint-Justin (Landes), exécuté sommairement le 30 novembre 1944 à Pforzheim (Allemagne) ; coiffeur ; résistant du réseau SR Alliance.

Raymond Descat alias « W.11 » »exerçait la profession de coiffeur et entra dans la Résistance au réseau de renseignements militaires "Alliance" sur le secteur de Lyon "Villa" et son salon de coiffure servit de « boîte aux lettres ».
Arrêté le 14 décembre 1943 à Lyon, il fut transféré à Paris puis déporté vers l’Allemagne et incarcéré à la prison de Pforzheim (Bade-Wurtemberg) le 25 janvier 1944 sous le n° 568. Le 19 mars 1944, la Gestapo de Strasbourg transmit un dossier concernant Raymond Descat et sept autres coinculpés, au Tribunal de guerre du Reich qui y apposa les tampons « secret » et « affaire concernant des détenus » ainsi que la mention « NN » (Nacht und Nebel-Nuit et Brouillard ».
Il n’y eut pas de jugement et devant l’avance des Alliés sur le Rhin le 30 novembre 1944, il fut extrait de sa cellule ainsi que 17 autres hommes et 8 femmes appartenant comme lui au réseau Alliance. Après un simulacre de libération, ils furent tous conduits en camion à la forêt de Hagenschiess, à quelques kilomètres de Pforzheim et abattus d’une balle dans la nuque par les agents de la Gestapo de Strasbourg, Julius Gehrum, chef de l’AST III, Reinhard Brunner, Howold, Buchner et Irion, puis jetés dans une fosse recouverte ensuite de terre et de branchages.
Leurs corps furent exhumés par les autorités françaises le 19 mai 1945 et mis par des civils allemands dans des cercueils devant lesquels la population de Pforzheim dut défiler au cours d’une émouvante cérémonie. Ils furent ensuite rapatriés en France.
Raymond Descat est inhumé à la Nécropole nationale de Strasbourg-Cronenbourg (Bas-Rhin).
Il obtint la mention "Mort en déportation" par arrêté du 9 avril 2008.
Son nom figure sur le registre de la Nécropole nationale Cronenbourg, à Strasbourg et sur la stèle commémorative du réseau Alliance, à Pforzheim (Allemagne).

 

SOURCES : maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/-Auguste Gerhards, Tribunal du 3e Reich, archives historiques de l’armée tchèque, à Prague, Le Cherche Midi, Paris 2014.— Mémorial de l’Alliance, 1948.— Mémorial Genweb. SHD Vincennes

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