Pierre Laureys

Secteur « Caverne »

Pierre Laureys est né le 9 juin 1919 au domicile de ses parents au N° 9, rue Delerue à Wasquehal (59). Son père Achille est journalier et sa mère Mélina née BERNARD est ménagère. Né à Wasquehal, dans le Nord, le 9 juin 1919 et mort le 2 mai 2010, Pierre Laureys a été militaire de carrière dans l'armée de l'air. Il était l'un des derniers anciens combattants de la Seconde Guerre mondiale de la commune.

Entré dans l'armée dès l'âge de 17 ans, titulaire d'un brevet de pilote amateur obtenu à Vienne (Rhône), il est mobilisé quand la guerre est déclarée en 1939. Démobilisé à l'issue de la drôle de guerre en juin 1940, il survit quelque temps comme il peut avant de rejoindre la Résistance dès 1941 dans le réseau « Manipule ». Il est recruté par le réseau alliance en janvier 1943 en tant que chargé de mission 3eme Classe. Le réseau opère dans la région de Vichy mais Pierre Laureys finit par être capturé par les Allemands le 21 septembre 1943.

Il est arrêté le 22 septembre 1943. Cette arrestation fait partie d'un vaste coup de filet qui commence le 16 septembre dans la région parisienne pour se poursuivre le 21 dans la région Auvergne. «Toute la région du Centre est décimée» écrit Marie Madeleine FOURCADE dans L'Arche de Noé réseau «Alliance» 1940-1945.

Dans l'agglomération vichyssoise une quinzaine d'arrestations sont effectuées par la Gestapo de Vichy.

Il est  interné à la prison de Clermont-Ferrand (63) jusqu'au 30 septembre, date à laquelle il est transféré à la Mal-Coiffée, prison militaire allemande à Moulins (03) en attendant son départ pour Compiègne le 11 octobre.

Le 28 octobre 1943 il est déporté de Compiègne à Buchenwald, nu dans un wagon à bestiaux,  où il arrive le 30 dans le convoi N° I.145. Il reçoit le matricule N° 31052 et après la quarantaine il est transféré au Kommando de Schönebeck ou "Julius": Kommando du KL Buchenwald.

Les détenus de ce Kommando, situé à 20 km au sud de Magdeburg, travaillent pour la firme Junkers à la fabrication de pièces d'avion. Ouvert en mars 1943, il est évacué vers la Tchécoslovaquie. Près de 1200 détenus s'y trouvent en janvier 1945.

Pierre LAUREYS fait partie de la colonne d'évacuation de Schönebeck qui passe à Barby le 12 avril pour se diriger d'abord vers Berlin, puis Potsdam avant de remonter vers le nord-ouest jusqu'à Neustadt -Glewe près de Wöbbelin.

Il est libéré le 2 mai 1945 à Wöbbelin et rapatrié le 21 mai 1945.

Le 21 septembre 1946 il épouse Franceline VINCENT à Creuzier-le-Vieux (03).

La carte de Déporté Résistant N° 1.099.04196 lui est attribuée sur décision du Ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre en date du 4 juin 1951

Ce patriote convaincu s'engage dans l'armée de l'air après la guerre. Il sera notamment affecté à Tamanrasset, dans le sud saharien. Après les indépendances africaines en 1960, on le retrouve pilote privé du premier président de Madagascar. C'est dans cette île de l'océan Indien qu'il rencontrera sa femme avec qui il aura cinq enfants. Décoré de la Croix de guerre, Grand chancelier de la Légion d'Honneur, ce militaire de carrière s'est toujours battu pour sa patrie mais ne s'est jamais préoccupé de sa carrière qu'il finira comme sous-officier.

Dans les années 50, Pierre Laureys a également participé aux aventures de la première Patrouille de France qui à l'époque faisait ses voltiges sur des biplans. Il a fini sa carrière militaire comme formateur à Salon-de-Provence avant de reprendre une activité au sein des Autoroutes du Sud de la France (ASF) pendant une quinzaine d'années.

 

SOURCES : Livre mémorial de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation. SHD Vincennes- http://www.larepubliquedespyrenees.fr/2010/05/04/l-ancien-combattant-pierre-laureys-a-rendu-les-armes,134829.php- http://www.afmd-allier.com/PBCPPlayer.asp?ID=1228470

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