Paul Delalande

 

 

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Secteur « Ferme »

Né le 27 septembre 1922 à Démouville (Calvados), fusillé le 23 mai 1944 à Ludwigsburg (Bade-Wurtemberg, Allemagne) ; Ajusteur-mécanicien ; résistant du réseau SR Alliance.

Fils de Louis Delalande, ouvrier d’usine, et de Arselie Marie Pavan, sans profession, Paul Delalande alias « Paul Langlois » exerçait le métier d’ajusteur-mécanicien à Démouville. Il fut recruté en février 1943 pour entrer dans l’organisation Alliance sur la région Nord, zone Normandie, avec le pseudonyme "Paul Langlois". Il réceptionnait des courriers qu’il transmettait à d’autres agents, en lien avec le réseau Manipule qui était considéré comme le service action du mouvement "Ceux de la Résistance".
Il fut arrêté le 17 juin 1943, interrogé et son dossier fut transmis au Tribunal du peuple. L’acte d’accusation pour espionnage daté du 18 novembre 1943 fut envoyé au Tribunal de guerre du Reich. Paul Delalande fut déporté vers l’Allemagne le 17 décembre et incarcéré à la prison de Kehl puis à celle de Freiburg-im-Breisgau (Bade-Wurtemberg, Allemagne). Il fut jugé le 8 février 1944 par le 3e Senat du Tribunal de Guerre, présidé par le juge Karl Schmauser et condamné à mort pour espionnage au profit d’une puissance ennemie puis incarcéré à la prison de Ludwigsburg (Bade-Wurtemberg, Allemagne). La condamnation fut confirmée le 2 mars par l’amiral Max Bastian, président du Tribunal de guerre. Le recours en grâce ayant été rejeté, le dossier fut retourné au Tribunal du peuple avec la mention "NN" (Nacht und Nebel-Nuit et Brouillard) le 31 mars.
À l’aube du 23 mai 1944, 16 détenus dont Paul Delalande furent réveillés plus tôt qu’à l’habitude et écoutèrent courageusement le jugement qui leur était lu en allemand et en français. Après avoir vu un prêtre et pour l’un d’eux, un pasteur protestant, ils burent un café avant d’être conduits en camion dans une clairière, à trois kilomètres de Ludwigsburg. Selon le Mémorial de l’Alliance pendant qu’ils étaient liés aux poteaux d’exécution ils firent preuve d’un extraordinaire sang-froid et s’interpellèrent en criant « À très bientôt au ciel » puis la salve retentit au moment de l’amen du Pater prononcé par le prêtre.
Leurs corps furent aussitôt placés dans des cercueils et inhumés dans la dignité au cimetière de Ludwigsburg.
Il obtint la mention "Mort pour la France" en juillet 1945 et celle de "Mort en déportation" par arrêté du 10 février 2012.

SOURCES : http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/-Auguste Gerhards, Tribunal du 3e Reich", archives historiques de l’armée tchèque, à Prague, Le Cherche Midi, Paris 2014. — "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. tome 1. — Mémorial de l’Alliance, 1948. — Mémorial GenWeb. — État civil.

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