Monique et Roger Moncomble

Monique et Roger Moncomble

 

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Secteur  : Abri et Hopital

En 1940, Monique (Micheline, Thérèse) MONCOMBLE habite en Normandie, près de Dieppe. Son père est sous les drapeaux. Parlant parfaitement l’anglais, il est affecté comme interprète auprès d’une unité britannique. Après la débâcle, il se retrouve en Angleterre, sans que son épouse et sa fille sachent quel a été son sort.

Elles partent, comme beaucoup de Français, sur les routes de France, trouvent refuge à Vic-sur-Cère, dans le Cantal. La vie s’organise. Suivant les traces de son père, elle-même et sa mère effectuent déjà des tâches pour la Résistance, sous l’apparence d’une vie sans histoire : l’école, les camarades. Mais, grâce à son jeune âge, elle devient un agent de liaison peu soupçonnable aux yeux de la Gestapo. À bicyclette, elle porte des messages et cherche à recueillir de nombreuses informations. Son rôle s’est renforcé en juin 1943 lorsqu’elle porte secours aux agents et réalise des fausses pièces d’identité.

Avec sa mère, elle garde les enfants de Marie-Madeleine Méric (mariée à Monsieur Fourcade après la guerre), pendant les absences du chef du réseau Alliance.               
Après guerre, elle sera sa secrétaire dans l’association AAA et contribuera à son organisation.

De son côté, Roger MONCOMBLE (pseudo Bichon), l’un des résistants de la première heure, a rejoint le célèbre réseau de renseignement « Alliance » et œuvre en France dans la clandestinité. Il sera interpellé par les Allemands, arrêté, torturé et déporté sans avoir parlé. Il reviendra de Neuengamme anéanti, mais vivant.

Après la libération du Cantal, Monique se marie, devient Madame Miguel et a 4 enfants. Et pourtant, elle se lance dans l’aviation, une passion tenace. « En 1940, en Normandie, j’avais les yeux rivés sur le ciel : les avions, les combats aériens me fascinaient au point que je refusais de me mettre à l’abri. Je me suis juré de voler, moi aussi. ». Elle devient pilote de voltige, passe sa qualification montagne, organise des meetings aériens, tout en élevant ses enfants, et en gérant l’auto-école.

Mais la Résistance l’a marquée pour la vie. Après la dissolution de l’association de « survivance » du réseau Alliance de Marie-Madeleine Fourcade, elle souhaite entretenir la flamme, maintenir les liens, veiller sur les familles des résistants disparus. Pour elle, il faut faire l’indispensable travail de mémoire, favoriser l’écriture vraie de l’histoire. Aussi crée-t-elle l’association «L'Alliance » avec l’aide de Richard Kauffmann, avocat à l’époque, dont elle fut présidente jusq'à sa mort et qu’elle représenta au sein du Bureau du CAR. Elle s'est éteinte à 84 ans. Richard Kauffmann, petit fils d'Edouard Kauffmann, à repris la présidence de l'association L'ALLIANCE.

SOURCES : http://www.memoresist.org/resistant/monique-miquel-moncomble/

Distinctions chevalier de l’ordre de la Légion d’honneur. . – chevalier de l’Ordre national du mérite. – croix du Combattant volontaire – croix d’Ancien Combattant. -médaille de bronze de la Jeunesse et des sports, – la médaille d’or du Grand prix humanitaire de France et de la Courtoisie française

 

Commentaires

  • KUF2000
    • 1. KUF2000 Le 04/03/2018
    Réponse à MIQUEL Eddy

    Merci de vos informations.
    Vos propose contiennent cependant des jugements qui font appel à des sentiments personnels.
    Pour notre part, nous tenons à rester sur des faits, sans apporter de jugement qui peuvent être contredits en fonction de la position où l'on se trouve.
    Comme disent les psychologues "un point de vue n'est que la vue d'un point".
    Nous préférons nous en tenir à la signature de Marie-Madeline Fourcade dans son exposé détaillé des faits et énumération des actions justifiées de Monique Miquel Moncomble :
    "...Toute jeune, Monique MONCOMBLE, elle avait 13 ans en 1940, réfugiée avec sa mère à Vic-sur-Cère (Cantal) se familiarisa avec cette Résistance naissante dans le centre de la France...Deux de mes enfants en bénéficièrent.
    C'est ainsi qu'en dehors du fait que son domicile servait d'hébergement, elle prit part peu à peu à l'action ménée autour d'elle et devint agent de liaison du secteur Alliance sous les ordres de son père, ce qui signifiait qu'elle se déplaçait sans cesse sur de longs parcours à bicyclette entre Vic-sur-Cère et Aurillac, porteuse de messages secrets, ainsi qu'en pleine montagne, porteuse d'ordres pour les maquisards, étant mêmée à cette occasion aux préparatifs de la bataille meurtrière du Mont Mouchet et du Tunel du Lioran, risquant à chaque instant sa vie.
    C'est ainsi que Monique MIQUEL-MONCOMBLE resta constamment présente à son poste d'agent de liaison, porteuse d'ordres, secours aux agents en péril, recueil de renseignements sur le terrain, fabrication de fausses cartes d'identité, depuis son entrée en fonction en juin 1943, jusqu'à la libération du Cantal. C'est grâce à des rouages tels que les siens que le Réseau pouvait continuer sa mission. Elle en a eu d'autant plus de mérite, que son père Roger MONCOMBLE (son chef), arrêté par les Allemands, fut déporté..."

    Cette énumération, sous la signature du Chef du Réseau ALLIANCE, nous paraît très suffisante pour ne pas remettre en cause sa participation et son courage pendant l'occupation.
    Doit-on juger sa vie postérieure pour la disqualifier ? Doit-on prendre en considération la manière dont elle a pu présenter ensuite sa participation ?

    Etant donné son âge pendant la guerre, il lui était difficile d'en faire plus et nous nous en tiendrons pour notre part à ce qui s'est passé pendant l'occupation, selon les faits relatés par le Chef du Réseau. Le reste quel qu'il soit ne concerne pas l'Histoire mais sa vie personnelle.


    L'association L'ALLIANCE
  • Miquel Eddy
    • 2. Miquel Eddy Le 26/02/2018
    Je suis étonné de lire " elle souhaitait favoriser l'écriture vrai de l'histoire "
    il est bien certain que l'écrire sois même est le meilleur moyen
    de transmettre la version qui vous mettra en avant ,
    au détriment des gens qui ont réellement fait la majeure partie du travail.
    Nous sommes en plein dans ce cas de figure.
    J'apporte donc quelques précisions pour rétablir la vérité .
    Son père Roger Moncomble et sa mère Renee Moncomble ont été les vrais héros de cette histoire,
    mais sont toujours restes humbles et ne se sont jamais vantes de rien.
    C'est par des amis ou des connaissances de la region de Vic sur Cere que j'ai appris la vérité.
    Roger était un homme de contacts humains vrais et parlait parfaitement l' anglais
    pour avoir fait l'intégralité de ses études a New York et était donc en contact constant avec les Anglais.
    Renee sa femme était une femme de tête et de coeur qui dirigeait un bureau d'une dizaine de secrétaires de sa propre société de recouvrements ainsi que les commerciaux , avait organise un rucher et un poulailler
    moderne, un élevage de lapins et avait un rôle social dans son village.
    C'est encore elle qui a pris seule la décision de quitter leur grande maison en Normandie pour traverser
    la France , seule avec deux enfants, pour se rendre dans le Massif Central.
    C'est la qu'elle a organise une auberge clandestine dans les locaux du presbytère, avec l'accord du prêtre
    local, pour accueillir des gens devant se cacher avant de partir pour l'Angleterre en avion Lysander, qui
    avait amene d'autres personnes en provenance de Londres , qu'il fallait aussi cacher et nourrir.
    Renee aimait trop sa fille pour lui faire prendre des risques
    et a seulement fait appel a elle pour porter un message verbal a trois reprises dans les proches environs.
    Il est dit aussi que Monique a élevé ses quatre enfants.
    Le premier est décédé a l'âge de 10 mois a cause de mauvais traitements.
    Les trois autres ont été livres a eux même et étaient le plus souvent en pensionnat,
    pendant qu'elle se promenait d'aérodrome en aérodrome avec de fringants pilotes,
    ce qui a débouché sur un divorce.
    Toute sa vie elle a réussi a séduire les hommes et leur faire croire sa vérité pour mieux les abuser,
    avec une certaine réussite, je dois l'admettre.
    Comme quoi la vérité n'est pas toujours celle qui nous est présentée par les faux héros.

    .

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