Maurice Mandin

 

Secteur « Chapelle »

Né le 27 juillet 1922 à Savigny-sur-Braye (Loir-et-Cher), exécuté le 23 novembre 1944 à Kehl (Bade-Wurtemberg) ; agriculteur ; résistant.

Fils de Prosper Mandin et de Marie Fournier, employés de chemin de fer, Maurice Mandin alias « S.700 » était domicilé à Reffannes (Deux-Sèvres) où il exerçait le métier d’agriculteur. Il entra dans la Résistance et devint agent de renseignement du réseau Alliance avec le nom de code "S 700", puis membre du BOA (Bureau des opérations aériennes) et spécialiste des réceptions de parachutages sur la région Nantaise.
Il fut capturé au cours d’un parachutage le 13 décembre 1943 avec André Coindeau, son beau-frère et Hugues Monclin, radio puis déporté en Allemagne sous le statut "NN" (Nacht und Nebel-Nuit et Brouillard), et interné à la prison de Kehl (Bas-Rhin).
La veille de la libération de Strasbourg, il fut extrait de sa prison et abattu probablement d’une balle dans la nuque avec 8 autres camarades, Albert Coindeau*, Louis Hélault*, Oscar Hosch*, Joffre Lemeunier*, Hugues Monclin*, Louis Proton*, Joseph Singer* et Armand Troudet* dans la nuit du 22 au 23 novembre 1944 sur la rive allemande, à Kehl (Bade-Wurtemberg). Leurs corps furent jetés dans le fleuve.
Il fut déclaré « Mort pour la France » en octobre 1946 et « Mort en déportation » par arrêté du 17 avril 2012.
Son nom figure sur le monument aux morts et sur la plaque commémorative à l’église de Reffannes (Deux-Sèvres), sur le monument des résistants déportés, à Lageon (Deux-Sèvres), sur le monument commémoratif du pont de l’Europe, à Strasbourg (Bas-Rhin), ainsi que sur la plaque réservée au Réseau SR Alliance du côté allemand, à Kehl.

SOURCES : http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/-MémorialGenWeb. — Wikipédia "Réseau Alliance" et "camp de concentration de Natzweiler-Struthof". — Association "Grains de mémoire". — Marie-Madeleine Fourcade in"L’Arche de ¨Noé", Ed. Fayard, Paris 1968. — Christian Bougeard "Histoire de la Résistance en Bretagne. — Ouest France, 15 août 2014. —Auguste Gerhards in "Tribunal du 3e Reich", Archives historiques de l’armée tchèque, à Prague. — État civil.

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