Marcel Roux

 

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Secteur « région Nord »

Né le 28 janvier 1903 à La Neuvillette (Marne), fusillé le 23 mai 1944 à Ludwigsburg (Allemagne) ; représentant de commerce ; résistant du réseau SR Alliance et Manipule.

Fils de Georges Roux, verrier, et de Albertine Caquet, sans profession, Marcel Roux exerçait la profession de représentant de commerce. Il s’était marié le 4 septembre 1926 à Saint-Maur-des-Fossés (Seine, Val-de-Marne) avec Louise Georgette Leblanc. Il était membre du réseau Manipule et entra au réseau Alliance comme agent de renseignements sur la région Nord. Il transmettait des plans et des rapports d’observation aux services de renseignements britanniques.
Il fut arrêté et interrogé puis incarcéré au camp de Compiègne d’où il fut transféré à la prison de Kehl puis à celle de Freiburg-im-Breisgau (Bade-Wurtemberg, Allemagne).
L’acte d’accusation du 18 novembre 1943 fut transmis par la Gestapo de Strasbourg
au Tribunal de guerre du Reich qui y apposa la mention "NN" (Nacht und Nebel-Nuit et Brouillard). Marcel Roux comparut le 8 février 1944 à Freiburg devant le 3e Senat (chambre) du Tribunal de guerre présidé par le juge Karl Schmauser. Il fut condamné à mort pour espionnage au profit d’une puissance ennemie et le jugement fut confirmé le 2 mars 1944 par le président du Tribunal de guerre, l’amiral Max Bastian.
À l’aube du 23 mai 1944, 16 détenus dont Marcel Roux furent réveillés plus tôt qu’à l’habitude et écoutèrent courageusement le jugement qui leur était lu en allemand et en français. Après avoir vu un prêtre et pour l’un d’eux, un pasteur protestant, ils burent un café avant d’être conduits en camion dans une clairière, à trois kilomètres de Ludwigsburg. Selon le Mémorial de l’Alliance pendant qu’ils étaient liés aux poteaux d’exécution ils firent preuve d’un extraordinaire sang-froid et s’interpellèrent en criant « À très bientôt au ciel » puis la salve retentit au moment de l’amen du Pater prononcé par le prêtre.
Leurs corps furent aussitôt placés dans des cercueils et inhumés dans la dignité au cimetière de Ludwigsburg.
Il obtint la mention "Mort pour la France" et la mention "Mort en déportation" par arrêté du 26 février 2013.

SOURCES : http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/-Auguste Gerhards "Tribunal du 3e Reich", archives historiques de l’armée tchèque, à Prague, Le Cherche Midi, Paris 2014. — "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. tome 1. —Mémorial de l’Alliance, 1948. — Mémorial GenWeb. — État civil.

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