RIMBERT Jean

 

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Né le 27 janvier 1924 à Lezoux (Puy-de-Dôme), fusillé comme otage le 2 octobre 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; étudiant ; résistant gaulliste, membre des réseaux Kléber et Alliance.

Jean Rimbert était le fils de Benoît Rimbert, mécanicien garagiste, et de Marie, née Martin, sans profession. Pendant la guerre, il distribua des tracts gaullistes dans sa ville natale, assura des transports d’armes. La Sipo-SD l’arrêta le 25 avril 1943. Il fut incarcéré à la prison de Clermont-Ferrand, puis à celle de Moulins (Allier) le 25 mai, enfin, le 25 septembre 1943, au fort de Romainville (Seine, Seine-Saint-Denis).
Le 28 septembre 1943, vers 9 h 20, une équipe spéciale des Francs-tireurs et partisans-Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI) parisiens, composée de Marcel Rajman, Celestino Alfonso et Leo Kneler, était rue Pétrarque (Paris, XVIe arr.). Julius Ritter, général SS, responsable de l’envoi des jeunes Français pour le Service du travail obligatoire (STO), sortit de son domicile en automobile. Celestino Alfonso tira, Julius Ritter tenta de sortir par l’autre porte, Marcel Rajman tira à trois reprises.
Sous le titre « Les représailles contre les actes terroristes », le quotidien collaborationniste Le Matin publia un très bref communiqué : « Les attentats et les actes de sabotage se sont multipliés en France ces derniers temps. Pour cette raison 50 terroristes, convaincus d’avoir participé à des actes de sabotage et de terrorisme, ont été fusillés le 2 octobre 1943 sur l’ordre du Höherer SS und Polizeiführer. »
Cinquante otages furent passés par les armes au Mont-Valérien le 2 octobre 1943, dont quatorze membres du réseau Alliance, dont faisait partie Jean Rimbert. Son corps fut incinéré au funérarium du Père-Lachaise (Paris, XXe arr.), et les cendres furent transférées au columbarium du cimetière parisien de Pantin (Seine, Seine-Saint-Denis), urne no 42.
Le réseau Alliance fut reconnu comme « unité combattante » du 1er février 1941 au 8 mai 1945. La mention « Mort pour la France » figure sur l’acte de naissance de Jean Rimbert.

SOURCES : http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/-Arch. PPo., 77W 985. – DAVCC, Caen, Otage-B VIII dossier 6 (Notes Thomas Pouty). – François Marcot (sous la dir.), Dictionnaire historique de la Résistance, R. Laffont, 2006. – S. Klarsfeld, Le livre des otages, op. citLe Matin, 4 octobre 1943. – Site Internet Mémoire des Hommes. – État civil.

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