HUYGUES Alphonse

 

Secteur « Stade »

Né le 1er avril 1905 à Calais (Pas-de-Calais), fusillé le 27 août 1943 au fort de Bondues (Nord) ; conducteur SNCF ; résistant, membre des réseaux Alliance et Libération-Nord.

Fils d’Alphonse Huyghes, perceur de cartons, et de Marie, Adèle Sauvage, Alphonse Huyghes, conducteur à la SNCF, vivait rue Augereau à Calais. Il avait épousé Hélène, Julia, Emma Lecocq. Le couple eut trois enfants. Durant l’Occupation, il hébergea à son domicile un ou plusieurs soldats anglais. L’un d’eux trouva ensuite refuge chez une femme qui, arrêtée, dénonça Alphonse Huyghes. Selon d’autres sources, il s’agissait en réalité d’un faux pilote anglais, qui fut son délateur. Un jugement, daté du 16 juillet 1946, semble confirmer cette hypothèse car l’individu concerné fut condamné aux travaux forcés à perpétuité.
Alphonse Huyghes fut arrêté le 13 août 1942 à Calais par la Geheimfeldpolizei. Incarcéré à Lille (Nord), puis à Loos-lès-Lille (Nord), il fut condamné à mort le 23 août ou 23 octobre (selon les sources) 1942 par le tribunal de la Luftwaffe de Lille, avec Henri Béraet, Marcel Follet, Pierre Puis et William Scharp. Suspendu, le jugement fut confirmé le 17 février 1943. Les autorités allemandes le passèrent par les armes le 27 août 1943.
Le 28 avril 1959, Alphonse Huyghes fut nommé chevalier de la Légion d’honneur à titre posthume et reçut la Médaille de la Résistance. Son nom figure sur le monument commémoratif du fort Lobeau, à Bondues, sur le monument commémoratif SNCF de Calais, ainsi que sur celui de Coulogne (Pas-de-Calais).

SOURCES : http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr - DAVCC, Caen (Notes Thomas Pouty). – Musée de la Résistance de Bondues, Ils étaient 68, 2010. – Mémorial GenWeb. – État civil en ligne, cote 3 E 193A/363, vue 133.

 

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