TALON Georges

 

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Secteur « Bonne Mère »

Né le 28 juillet 1919 à Marseille (Bouches-du-Rhône), fusillé le 1er avril 1944 à Karlsruhe (Bade-Wurtemberg, Allemagne) ; représentant de commerce ; résistant du réseau SR Alliance.

Georges Talon alias était le fils de Aimé Rogé, avocat, âgé de 37 ans et de Marie Eugénie Charlotte Usslaub, âgée de 33 ans.
Il fit des études de droit et exerça le métier de représentant de commerce. Il adhéra au PPF (Parti populaire français).
À la déclaration de guerre il s’engagea dans l’aviation comme observateur. Il quitta l’armée en avril 1942 et redevint représentant en produits alimentaires. C’est ainsi qu’il rencontra Gilbert Savon* qu’il connaissait et qui le fit entrer au réseau Alliance auquel il appartenait. Il devint donc agent de renseignements sur la région Méditerranée, secteur de Marseille "Bonne Mère". Il était chargé de repérer les mouvements de troupes allemandes ainsi que les fortifications autour de Nice.
Il fut arrêté le 3 février 1943 alors qu’il se rendait au domicile d’un autre agent pour transmettre des informations et fut interrogé par la police. On ne connait pas avec précision les prisons dans lesquelles il fut incarcéré.
L’acte d’accusation pour espionnage au profit d’une puissance ennemie fut transmis par la Gestapo de Strasbourg au Tribunal de guerre du Reich le 18 novembre 1943 avec la classification NN (Nacht und Nebel, Nuit et Brouillard) et Georges Talon fut déporté vers l’Allemagne et transféré à la prison de Freiburg-im-Breisgau (Bade-Wurtemberg, Allemagne). Il fut jugé les 15 et 16 décembre 1943, par le 3e Senat (chambre) du Tribunal de guerre du Reich, présidé par le juge Karl Schmauser, ainsi que quatre autres co-inculpés formant le groupe Lynen et condamné à mort. Il fut incarcéré le lendemain à la forteresse de Bruchsal (Bade-Wurtemberg, Allemagne) et le jugement fut confirmé le 20 janvier 1944 par l’amiral Max Bastian.
À l’aube du 1er avril 1944 il fut extrait de sa cellule ainsi que 13 autres codétenus pour être conduit au champ de tir de la Wehrmacht dans la forêt du Hardtwald, à Karlsruhe (Bade-Wurtemberg, Allemagne) et fusillé à 7h10. Les cadavres furent jetés dans une fosse commune, à l’extérieur de l’enceinte du cimetière central de Karlsruhe.
En mai 1945, ils furent découverts par l’armée française et inhumés avec les honneurs militaires le 30 juin 1945 dans le cimetière français. Le 3 juillet 1947, les corps furent à nouveau exhumés et retrouvèrent pour la plupart leur commune d’origine.
Depuis le 1er avril 2014, une stèle rappelle à Karlsruhe leur sacrifice.


Il obtint la mention "Mort en déportation" par arrêté du 17 mars 2003.

SOURCES : http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/-Auguste Gerhards "Tribunal du 3e Reich", archives historiques de l’armée tchèque, à Prague, Le Cherche Midi, Paris 2014. — "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. tome 1. — Brochure "Karlsruhe Erinnert" éditée par la ville de Karlsruhe en 2015. — Mémorial de l’Alliance, 1948. — Mémorial GenWeb. — État civil.

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