BERAET Henri

Henri BERAET

Fourni par René Vandenkoornhuyse

Né le 7 septembre 1895 à Calais (Pas-de-Calais), fusillé le 27 août 1943 à Bondues (Nord) ; électricien, opérateur radio dans un cinéma ; résistant, membre du réseau Alliance.

Ancien combattant de la Première Guerre mondiale, opérateur de cinéma, frère d’Abel Béraet, Henri Béraet appartenait fin 1940 au réseau de résistance Alibi Jean de Vienne, comme opérateur radio. Son épouse, Jeanne Fourchelot, parlant couramment l’allemand, était intervenue directement auprès des forces allemandes après la débâcle pour plaider la cause des prisonniers de guerre français.
La famille accueillit à son domicile des soldats alliés. Henri Béraet photographia plusieurs aspirants à l’évasion afin de leur fournir de faux papiers. Un aviateur polonais, engagé auprès des alliés et grièvement blessé, fut caché par la famille qui fit venir deux docteurs. Il put être opéré sur place. Opérateur radio, Henri Béraet avait pu prévenir les alliés d’une visite d’Hitler à Sangatte. Sur place, les voitures du cortège furent mitraillées, ce qui conduisit à l’instauration à Calais de voitures radiogoniométriques dont le rôle était de déceler les émetteurs radio. Avec ce même poste radio, il avait été en mesure de fournir à Londres des renseignements précieux sur les fortifications côtières, ainsi que l’emplacement de l’immeuble des Jeunesses hitlériennes, qui fut ainsi bombardé par les alliés.
Arrêté le 6 novembre 1942 à Calais par le GFP pour secours à soldat anglais, il fut jugé par le tribunal de la Luftwaffe de Lille (Nord), puis condamné à mort. Emprisonné à la prison Loos de Lille, il a été fusillé par les Allemands le 27 août 1943 au fort de Bondues. Incarcérée, son épouse évita la déportation grâce à l’arrivée des troupes alliées et la libération du territoire.
Il était père de quatre enfants. Son nom figure sur les monuments commémoratifs de Bondues et Coulogne. Une rue de Calais porte le nom des Frères-Béraet.

NDA : Nous n'avons pas retrouvé dans les archives SHD la trace de ce membre et donc n'asssurons pas son appartenance au réseau. Merci de nous aider sur ce point.

SOURCES : http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr - DAVCC, Caen, BVIII 5. – Musée de la Résistance de Bondues, Ils étaient 68, 2010. – Mémorial GenWeb. – Notes René Vandenkoornhuyse.

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