KIEFFER André

 

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Secteur « Serre »

Né le 29 mars 1908 à Barembach (Basse-Alsace annexée), fusillé le 23 mai 1944 à Ludwigsburg (Wurtemberg, Allemagne) ; militaire de carrière ; agent de liaison du réseau Alliance, aide aussi à des déserteurs de la Wehrmacht.

Fils d’un receveur des postes, André Kieffer se forma à Strasbourg (Bas-Rhin) et à Paris au métier d’électromécanicien. Il s’engagea dans la Marine nationale de 1925 à 1930, puis dans l’infanterie coloniale à Paris, puis en Afrique occidentale française. En 1941, il rentra en métropole et fut affecté au service des véhicules du secrétariat d’État aux Colonies à Marseille (Bouches-du-Rhône). Après l’occupation de la Zone sud, il organisa l’hébergement et le passage en Espagne d’un déserteur de la Wehrmacht, puis avec son ami Burgard tenta d’organiser la désertion d’un marin allemand nommé Müller, qui était en réalité un provocateur. Tous trois furent arrêtés le 27 janvier 1943 à Marseille (Bouches-du-Rhône). L’avocat général près le Volksgerichtshof transmit le dossier au Reichkriegsgericht (RKG) et fit transférer André Kieffer à la prison de Kehl (Bade, Allemagne), puis à Fribourg-en-Brisgau (Bade) par le convoi du 17 décembre 1943. André Kieffer fut jugé avec Louis Burgard le 4 février 1944 par le 3e Sénat du RKG siégeant à Fribourg : il fut condamné à une peine de cinq ans de pénitencier pour aide à déserteur et aide à une activité d’espionnage tandis que Burgard était condamné à la même peine pour aide à l’ennemi. Finalement, à la suite d’une remarque portée sur le premier jugement par l’amiral Bastian, président du RKG, Kieffer, considéré par le juge Schmauser comme le principal responsable, fut condamné à la peine de mort alors que la peine de Burgard était maintenue. La grâce du Führer lui fut refusée. André Kieffer, classé « Nuit et brouillard » (Nacht und Nebel ou NN), a été fusillé à Ludwigsburg à l’aube du 23 mai 1944 en même temps que quinze autres Français. Sa tombe fut retrouvée bien entretenue et surmontée d’une croix portant son nom, ce qui dérogeait aux consignes du décret NN.

SOURCES : http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/-Auguste Gerhards, Tribunal de Guerre du IIIe Reich, Paris, 2014, p. 326-328, mais aussi p. 151-152 (Mourir à Ludwigsburg), 211-213 (notice de Louis Burgard). – Mémorial d’Alliance, p. 27.

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