PAUTARD Amédée

 

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Secteur « Patrouille Guynemer »

Né le 28 juin 1908 à Montpellier (Hérault), fusillé le 30 novembre 1942 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; commis principal aux PTT ; membre du réseau Alliance.

Fils d’Auguste, électricien, et de Paule, née Lasserre, culottière, Amédée Pautard alias « ARI 19. » épousa Renée Jarrige, le 16 février 1935 en mairie du XVIIIe arrondissement. Le couple vivait 5 avenue de Clichy à Paris (XVIIe arr.). Amédée Pautard était commis principal aux PTT au bureau de poste 118 rue d’Amsterdam (IXe arr.) ; elle, vendeuse rue Tronchet.
Lors d’une opération de vérifications administratives effectuées par deux inspecteurs du service Justice de la Direction générale des PTT au bureau de poste, des armes et des documents furent découverts dans le casier d’Amédée Pautard.
Le receveur du bureau de poste prévint immédiatement la police ; le 3 novembre 1941 à 11 heures, le commissaire de la BS1 Fernand David et quatre inspecteurs interpellèrent Amédée Pautard. Il portait sur lui un carnet avec des notes, noms et adresses. Le commissaire David chargea des inspecteurs d’interpeller les personnes qui figuraient sur le carnet.
Entre ce qui était dans son casier et la perquisition qui eut lieu à son domicile, les policiers saisirent : un fusil de chasse, plusieurs revolvers, des munitions, des plans d’établissements industriels, des cartes d’état-major et des documents concernant l’activité des troupes d’occupation. Amédée Pautard collectait des renseignements pour le réseau Alliance qui travaillait avec l’Intelligence Service (IS) comme agent P2 (rémunéré) depuis mai 1941.
Il fut envoyé au Dépôt le 7 novembre, inculpé d’infraction aux ordonnances allemandes sur les armes dont l’interdiction de détenir des armes (10 mai 1940) et l’ordre d’apporter les armes dans les mairies, commissariats et Kommandantur (20 juin 1940).
Livré aux Allemands, incarcéré à Fresnes, jugé le 4 novembre 1942 par le tribunal du Gross Paris qui siégeait rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.), il fut condamné à mort pour « espionnage et détention d’armes ». Il a été passé par les armes le 30 novembre 1942 à 14 h 05 en compagnie d’autres membres du réseau : Antoine Hugon, Edmond Poulain, André Bonnet et Lucien Vallet. Son inhumation eut lieu au cimetière parisien d’Ivry-sur-Seine (Seine, Val-de-Marne) dans le carré des corps restitués aux familles.
Renée Pautard témoigna le 3 novembre 1945 devant la commission d’épuration de la police. Elle déclara que son mari lui avait dit qu’un des inspecteurs avait dissimulé des documents qui étaient dans la cave. À titre posthume, Amédée Pautard fut nommé sous-lieutenant de la Direction générale des Études et Recherches (DGER) du réseau Alliance. La DGER était un organe de renseignements créé en 1944, né de la fusion entre le Bureau central de renseignements et d’action (BCRA) de Londres et les Services de renseignement d’Alger. La mention « Mort pour la France » figure sur son acte de naissance.

SOURCES : http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/-Arch. PPo., BA 2117, KB 72, KB 103, 1W 0925, 77W 456. – DAVCC, Caen, Boîte 5 / B VIII, Liste S 1744-601/42 (Notes Thomas Pouty). – Site Internet Mémoire des Hommes. – État civil, Montpellier.

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