CHANLIAU Alfred

 

 

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Secteur « Forteresse »

Né le 16 octobre 1922 à Saint-Symphorien-de-Marmagne (Saône-et-Loire), fusillé le 23 mai 1944 à Ludwigsburg (Bade-Wurtemberg, Allemagne) ; cultivateur ; résistant du réseau SR Alliance.

Alfred Chanliau alias « K.1413 »Il était le fils de Pierre Jean-Marie Chanliau, cultivateur, et de Marie Louise Dessoly, sans profession.
Après l’école il aida son père dans l’exploitation familiale. Il s’aperçut de la présence des opérateurs radio hébergés par son père et il les protégea pendant qu’ils émettaient. En juillet 1943, il entra lui-même au réseau Alliance avec le matricule "K 1411". Il aida également son père à cacher dans la forêt les armes récupérées.
Il fut arrêté le 22 septembre 1943 avec son père et 2 de ses frères. Son père et lui furent condamnés à mort, son frère Jean fut condamné à 5 ans de travaux forcés, et Alfred ne fut pas jugé pour son jeune âge. Pierre et son père furent déportés à partir de Paris vers Kehl puis Freiburg-im-Breisgau où il fut emprisonné le 16 décembre 1943.
Il fut jugé les 21, 22 et 23 février 1944 par le 3e Senat du Tribunal de guerre présidé par le juge Block pour aide à une activité d’espionnage au profit d’une puissance ennemie et détention illégale d’armes et condamné à mort. Le jugement fut confirmé le 17 mars par l’amiral Max Bastian, président du Tribunal de guerre et le recours en grâce ayant été rejeté, la décision fut prise le 19 avril de fusiller le condamné.
À l’aube du 23 mai 1944, 16 détenus dont Pierre Chanliau furent réveillés plus tôt qu’à l’habitude et écoutèrent courageusement le jugement qui leur était lu en allemand et en français. Après avoir vu un prêtre et pour l’un d’eux, un pasteur protestant, ils burent un café avant d’être conduits en camion dans une clairière, à trois kilomètres de Ludwigsburg. Selon le Mémorial de l’Alliance pendant qu’ils étaient liés aux poteaux d’exécution ils firent preuve d’un extraordinaire sang-froid et s’interpellèrent en criant « À très bientôt au ciel » puis la salve retentit au moment de l’amen du Pater prononcé par le prêtre.
Leurs corps furent aussitôt placés dans des cercueils et inhumés dans la dignité au cimetière de Ludwigsburg.
Il obtint la mention "Mort en déportation" par arrêté du 29 septembre 2009.
Son nom figure sur le monument aux morts de Saint-Symphorien-de-Marmagne.

SOURCES : http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr-Auguste Gerhards "Tribunal du 3e Reich", archives historiques de l’armée tchèque, à Prague, Le Cherche Midi, Paris 2014. — "Livre Mémorial des Déportés de France" de la F.M.D. tome 1. — Mémorial

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