Billets de association-alliance1

  • LA PRESIDENCE SALUE NOTRE DRAPEAU !

     

    Le president macron a caen

     

    75e anniversaire du Débarquement

    L’hommage du Président de la République aux fusillés résistants

    de la prison de Caen.

     

    De notre envoyé spécial Marc-Antoine de Saint Pol

    La cérémonie officielle qui se tient tous les ans, le 6 juin, devant la prison et qui est précédée habituellement de la cérémonie réservée aux familles dans l’enceinte de la prison, a été célébrée le 5 juin en raison de la présence de Monsieur Macron. C’est la première fois qu’un Président vient rendre hommage à ces victimes. Il était entouré de nombreux élus, de représentants de l’Administration et d’Officiers.

     Le Président a pris le temps de saluer individuellement  tous les représentants des anciens combattants et tous les membres des familles présents.

    Au cours de cette cérémonie et pour la première fois, « l’appel des Morts » a été réalisé par le Réseau de Résistance Alliance, précédé d’une brève présentation de l’activité de chaque réseau dans le Calvados. Pour le Réseau ALLIANCE, appel des 16 membres du Réseau par M-A de Saint Pol. Le drapeau de l’ALLIANCE était porté par Titouan de Saint Pol, arrière-petit-fils de Guy de Saint Pol.

    Le lendemain matin, de bonne heure, les familles se sont retrouvées avec toujours beaucoup d’émotion à l’intérieur de la prison pour se recueillir devant les courettes où les résistants descendirent 3 par 3 pour y être fusillés.

    Ouest France  titrait « l’insondable mystère des fusillés de la prison de Caen ». Les corps, en effet, n’ont toujours pas été retrouvés, mais de nouveaux éléments, actuellement en cours d’examen, suscitent de nouvelles recherches. Les familles des victimes vivent toujours dans l’espoir qu’un jour on retrouvera les corps de ces héros.

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    Le Président Emmanuel Macron a honoré les fusillés de la prison de Caen ce 5 juin, reconnaissant ainsi l’importance de leur sacrifice. Plusieurs membres du réseau Alliance étaient parmi eux, avec le drapeau de notre association.
    Cet hommage de l’Etat souligne l’indispensable lien entre l’Histoire et la Nation, la reconnaissance des effets du passé sur le présent.  

    Or c’est l’objet même de notre association : nous devons faire les efforts nécessaires pour que le réseau Alliance ne tombe pas dans l’oubli et qu’il égrène dans la population ses richesses humaines. Comment ne pas écouter ces âmes atrocement mutilées qui ont montré le chemin d’un comportement humain digne et généreux ? Ces héros nous ont tendu un drapeau d’amour et d’alliance ; à nous de savoir le prendre et le porter haut. C’est pour cela que notre association existe.

    Il est de notre devoir de prendre appui sur cette cérémonie certes protocolaire, mais avant tout démonstrative du besoin de la Nation de retrouver ses appuis fondamentaux. Or nous possédons un trésor et nous devons le partager. Quand la cohésion nationale s’effrite, une grande cause recrée les liens sociaux : la Patrie.      
    Mais notre association n’est pas suffisamment reconnue par les Services de l’Etat qui ne s’intéressent qu’à ce qui s’impose à lui. L’innovation dérange, le conservatisme est moins perturbant…

    Nous avons créé un site internet que nous améliorons régulièrement. Il est assurément le site d’information le plus important sur le réseau Alliance et il est la base de notre communication. Il peut être consulté sur http://reseaualliance.e-monsite.com. C’est un travail long et coûteux que nous poursuivons avec rigueur. Les historiens et les associations de combattants s’y rencontrent et nous pouvons en être fiers.

    Nous demandons actuellement aux Autorités que ce site soit aussi référencé dans les services de l’Etat pour permettre de nous faciliter leur contact et leur reconnaissance, dans le but d’améliorer la communication avec la jeunesse du pays particulièrement déroutée aujourd’hui.       
    Je souhaite que cet été, souvent de repos, soit l’instigateur de vos réflexions. Nous avons besoin de vous tous. Envoyez-nous vos idées par courrier ou courriel.

    Richard Kauffmann

     

  • Loustaunau-Lacau aux honneurs

    Qui était le général Loustaunau-Lacau

    Né en avril 1894 à Pau, Georges Loustaunau-Lacau intègre Saint-Cyr en 1912, au sein de la promotion Montmirail, promotion qui versera l’un des plus lourds tributs à la Grande Guerre avec 233 de ses 400 élèves morts pour la France . Sous-lieutenant en 1914, d’emblée engagé dans la  Guerre, il s’y distingue par son courage et sa détermination dans les rangs du 132e régiment d’infanterie.

    Il mérite la première de ses cinq citations en assurant seul la liaison avec l’état-major sous un déluge de feu allemand, avant de prendre la tête du détachement chargé de la garde du drapeau de son régiment sur l’Aisne. Pour son courage sous le feu à Reims, à Verdun, et dans la Somme, il est décoré de la Légion d’Honneur à 23 ans. Le 22 novembre 1918, le capitaine Loustaunau-Lacau a l’honneur de  commander la première patrouille qui entre dans Strasbourg, après 48 ans de présence allemande.

    Admis à l’école de guerre en 1922, le capitaine Loustaunau-Lacau en sort major. Il rejoint ensuite le Maroc, où il s’illustre une fois de plus au sein de l’état-major du maréchal Pétain pendant la guerre du Rif. Puis c’est la  Rhénanie et la Grèce, où il sert comme conseiller militaire. Promu chef de bataillon, il prend le commandement du 24e bataillon de chasseurs alpins en 1932 où il met en application ses théories sur le combat d’infanterie. Il rejoint à nouveau le cabinet du maréchal Pétain.

    Au printemps 1940, alors que l’armée française connait le plus grand désastre de son histoire, il tient tête aux blindés de Rommel sur la Saulx, entre MARNE ET MEUSE dans la région de Vitry le François, détruisant 22 chars allemands avant de s’effondrer, grièvement blessé d’une balle dans le dos.

    Fait prisonnier, il parvient à s’évader et rejoint la zone libre. Le commandant Loustaunau-Lacau s’appuie alors à Vichy sur ses contacts d’avant-guerre pour mettre sur pied le réseau de résistance Alliance,  qui sera considéré par le général De Gaulle comme l’un des plus efficaces. Ce réseau s’étend dans toute la France et renseigne directement  l’Intelligence Service britannique. Dès 1941, Loustaunau-Lacau est recherché par les Allemands. Capturé en 1942,torturé durant six mois durant dans les caves de la Gestapo, il est déporté à Mauthausen au terme de 54 interrogatoires en n’ayant jamais livré la moindre information. Jusque dans les camps,  le commandant Loustaunau-Lacau s’affirme comme un chef énergique et un homme de caractère, protégeant ses camarades et n’hésitant pas à parler en leur nom. Il survit par miracle aux marches de la mort et est libéré en avril 1945.

    Rentré en France, il se heurte aux sectarismes de l’après-guerre, lui dont l’engagement pour la libération du pays avait toujours été l’unique ligne de conduite. L’historien Simon Epstein résumera ainsi ce parcours atypique : “Nombre d’antifascistes de 1936, basculés collaborateurs en 1940 mais experts à se faire pardonner en 1944, auront connu une Libération plus paisible que celle qui s’acharna sur ce résistant de la première heure, rescapé de Mauthausen et des marches de la mort”.

    Il rédige ses Mémoires au titre hautement symbolique de « Mémoires d’un français rebelle » et plusieurs autres ouvrages qui expriment sa pensée riche et ses fortes convictions. Elu député du Béarn en 1951, il siège à l’Assemblée Nationale. Victime d’un malaise le 11 février 1955, alors qu’il vient d’être nommé général de brigade, il meurt chez lui le jour même.

    Héros de guerre et ardent patriote,  le général Loustaunau-Lacau incarne magnifiquement la droiture, la fidélité à ses idéaux et le service désintéressé de la France. Il eut toujours la force de demeurer, envers et contre tout, dans ses combats comme dans son âme, un Français, libre.

    Olivier PAULUS

    Auteur :
    Olivier PAULUS 
     

  • Une famille de résistants du réseau : la famille DELIRY

    L'Association a été reçue très amicalement par la famille DELIRY le 13 février 2017.

    Pierre DELIRY était le chef prétendant à la succession de Mengel dans le secteur AUTUN.

    Photo du RKG

    Pour sa fiche cliquer ICI
    La ville d'Autun était, pendant la guerre, une ville importante à la fois pour sa situation géographique, au bord de la ligne de démarcation, et pour ses usines de chiste bitumeux.
    La milice était de ce fait très nombreuse, ainsi que les résistants.
    Claude Deliry, l'un des 6 fils de Pierre, a écrit un livre (de famille) très intéressant sur son père que l'association possède maintenant. Qu'il en soit remercié.

    Son père avait structuré un petit réseau local d'information. Ayant rencontré le Duc de Mac-Mahon, responsable du réseau Alliance avec son chef Paul Mengel, il accepta de s'intégrer dans le réseau Alliance, mieux armé techniquement pour transmettre les informations récupérées.
    Pierre Deliry devint alors "TAMSAS" (race de serpent), code K 18.

    Pierre DELIRY a conduit des actions glorieuses multiples. L'une d'entre elles fut particulièrement remarquable : celle  
    des vedettes rapides allemandes.
    Le port de Châlon avait été aménagé par les Allemands pour recevoir une réserve de vedettes, basées sur un plan incliné ver le niveau de l'eau.
    L'IS fut prévenue. Voulant bombarder la ville ce qui aurait été catastrophique pour les habitants, le réseau Alliance proposa aux Anglais une idée géniale : détruire le barrage en aval de Châlon ce qui allait assécher la base marine et empêcher toute navigation vers le fleuve se déversant dans la mer..
    L'IS accepta cette proposition, chargeant le réseau Alliance de procéder à l'exécution du plan.
    Après une première tentative de deux faux saoulards jetant une valise dans la vanne (les dégâts furent insuffisants), la deuxième fut la bonne, à l'aide de deux véhicules bourrés d'explosifs. Les vedettes furent bloquées !
     
    Pierre DELIRY fut victime, avec ses amis résistants, de Paul Lien, agent de l'Abwer introduit dans le réseau Alliance.
    Après une fausse attaque sur un milicien qui lui permit d'obtenir les honneurs des résistants, Lien, introduit sur le secteur d'Autun, put donner aux Allemands tous les renseignements nécessaires à l'arrestation des membres du réseau.
    Quelque temps après, Lien participait à l'arrestation de Léon Faye. 
    Plus de 100 personnes furent ainsi arrêtées du fait de Paul Lien qui, le 16 septembre 1943, fêta sa victoire avec ses amis de l'Abwer au Lido à coup de champagne. Il reçut une récompense de deux millions de francs et la croix de fer avec épée.
    Quelques jours après, ce fut le tour le l'équipe du colonel Edouard Kauffmann à Volvic.

    Pierre DELIRY est mort fusillé en même temps que d'autres résistants, notamment Gabriel Romon, le 21 août 1944 à l'aurore, à Heilbronn.
    Avant d'être emmené vers le lieu d'exécution, il dit ces paroles qui résument l'état d'esprit de tous les résistants d'Alliance
    "Je n'ai pas haï l'Allemagne mais je voulais...faire quelque chose pour ma patrie. Je meurs pour la paix entre la France et l'Allemagne".